mardi 31 janvier 2012

Le Conseil Général du Parti Québécois : Pauline, La Dame de Béton


J’ai une question à vous poser aujourd’hui et je vous demande de me répondre avec toute votre honnêteté. Êtes-vous prêt? Allons-y. Non mais sérieusement, étiez-vous convaincu que Pauline Marois allait traverser la crise qui prévalait au Parti Québécois depuis plus de trois mois? Non mais franchement, de la voire triomphante au caucus de Joliette et sans opposition marquée lors du Conseil Général du week-end dernier, était loin de ce que certains appréhendaient, il y a moins de deux semaines n’est-ce pas?

Une main de velours dans un gant de béton…

Ce qui fut, en quelque sorte, une boutade lancée sur Twitter par le colomniste et producteur Stéphane Laporte, semble devenir la nouvelle marque de commerce de Pauline Marois. En effet, c’est sans doute la députée Agnès Maltais qui aura fait en sorte que la chef du P.Q. soit maintenant désignée comme étant la Dame de Béton de la politique québécoise. Remarquez que si nous comparons cette référence à celle jadis donnée à Margaret Thatcher, la dame de Fer et ex Première Ministre britannique, il n’y a rien de très flatteur sauf que j’aimerais connaître les composantes du béton de ce qui semble constituer la nouvelle Pauline Marois, car contrairement à nos viaducs, la chef de l’opposition officielle à l’Assemblée Nationale n’est pas tombée…

Ceci explique mon analogie inversée de la main de velours dans le gant de béton contrairement à la main de fer dans le gant de velours, alors que la douce Pauline aura tenue tête à ses détracteurs d’une façon assez inattendue. Le caucus du 25 janvier dernier fut sans doute l’occasion, pour madame Marois, de mettre les barres sur les « T » et les points sur les « I » d’une manière plus rapide, voir surprenante et beaucoup plus discrètement. Une façon de faire qui est très peu orthodoxe au Parti Québécois dont les messages se transmettent habituellement davantage via les médias que via des rencontres plus privées ou discrètes…

Un Conseil Général avec des propositions audacieuses…

Le béton n’aura pas été que le seul sujet abordé à la Place Bonaventure, lors du Conseil Général du Parti Québécois les 27, 28 et 29 janvier dernier à Montréal. Nous avons eu droit à certaines propositions, non pas nouvelles en soit, mais qui seront tout de même maintenant incluses plus officiellement dans le programme de la formation souverainiste. Ce ne sont peut-être pas des positions dites révolutionnaires, mais tout de même elles pourraient être qualifiées d’audacieuses, ne serait-ce de par les changements qu’elles susciteraient dans notre système politique…

Oui, l’idée d’avoir des élections à dates fixes n’est pas nouvelle, mais lorsque Pauline Marois demande autant à Jean Charest qu’à François Legault ( officiellement elle les mettait au défi ) d’accepter, dès la reprise des travaux parlementaires, ce principe et de le mettre en application, elle va plus loin qu’une simple promesse électorale. Sachez que des élections à dates fixes aux quatre ou cinq ans, éviterait la gouvernance via les sondages d’opinions et garderait, selon moi, des élues sur une certaine obligation de résultats. Il y a également cette motion sur les transfuges politiques. Je sais, je sais, vous vous dites certainement que les péquistes auront été particulièrement touchés par cette alternative que choisissent certains députés, mais pour le simple respect des électeurs, un député qui quitte une formation politique, devrait attendre une élection partielle ou générale avant de changer de camp…

Un Conseil Général avec des propositions discutables…

Comme rien n’est parfait dans ce bas monde ( et les mauvaises langues diront particulièrement au P.Q. ) le dernier Conseil Général du week-end dernier fut également l’endroit où certaines propositions plus ou moins discutables, furent apportées alors que d’autres, furent totalement oubliées pour ne pas dire volontairement oubliées. Débutons avec cette proposition du droit de vote à 16 ans. Un plus ou moins débat qui est loin d’avoir sa raison d’être au Québec où la population est vieillissante, contrairement à des endroits comme en Iran je crois, où c’est tout le contraire. De mon humble avis, il serait irresponsable pour une société comme le Québec, de donner le droit de vote à des mineurs de 16 et 17 ans, alors que ces derniers ont des responsabilités limitées voir inexistantes du point de vue criminel et pénal…

L’autre proposition discutable et qui pourrait se retourner contre le Parti Québécois, c’est cette notion de référendum d’initiative populaire, qui permettrait à un groupe, selon certaines normes, de demander et d’obtenir la tenue de référendum sur différents sujets jugés d’intérêts majeurs. Ce principe existe déjà en Californie, où certaines réformes, principalement en matières fiscales, auront mis en difficulté les finances de l’état. En ce qui nous concerne et en ce qui pourrait être un couteau à deux tranchants pour le P.Q., il serait possible de voir, sous la gouvernance souverainiste, un référendum d’initiative populaire, rejoignant toutes les exigences établies, qui demanderait, par exemple, un moratoire de 10, 20 voir 25 ans, sur le droit au Québec de devenir souverain…Oups! En voilà une que Marc Laviolette du SPQ Libre, principal acteur derrière cette proposition, n’a sans doute pas pensé…

Un Conseil Général harmonieux mais avec une omission de taille…

Finalement, ce qui se dessinait comme étant une autre page du psychodrame péquiste entre le clan Marois et le clan Duceppe ( avouez que vous l’aviez déjà oublié celui-là ) aura finalement eu des allures de pèlerinage discret à Saint-Antoine de Padoue. Cependant, à l’heure où le citoyen payeur de taxes aimerait bien entendre quelque chose qui lui redonnerait le goût de croire que son argent est bien dépensé, je me demande bien pourquoi le Parti Québécois qui, je le rappelle, veut faire lui aussi de la politique autrement, et qui avait la tribune parfaite pour le faire, n’a pas proposé le retrait des primes aux rendements dans certaines sociétés d’états ou encore mieux, pourquoi n’a-t-il pas suggéré de mettre fin aux primes de départs des politiciens démissionnaires comme Nathalie Normandeau et Jean-Marc Fournier? Remarquez qu’il y a également des péquistes notoires qui ont également profités de cet avantage loin d’être accessible au commun des mortels… Comme le disait si bien mon professeur de français au collège, ceci explique peut-être cela?…

Richard…

lundi 30 janvier 2012

Billet Spécial Affaire Shafia: Le verdict


Coupable de meurtres prémédités. Comme un couperet, ce verdict s'est abattu à trois reprises, dimanche après-midi à Kingston, scellant le sort de Mohammad Shafia, 59 ans, de son épouse, Tooba Yahya, 42 ans, et de leur fils Hamed, 21 ans. Les verdicts sont tombés vers 14h03, après trois mois de procès, et une quinzaine d'heures de délibérations du jury. Entre vous et moi, j’étais également étonné autant sur le verdict lui-même que sur sa rapidité à être livré…

Il est étonnant aussi de constater que ce verdict fut apporté sans la présence de témoins oculaires ou auditifs. Notez ici, qu’il y aurait eu un témoin, soit un babin de huit ans, qui aurait vu deux véhicules correspondant à ceux de la famille Shafia, à proximité des écluses de Kingston. Quoique le babin demeure près de la scène de crime, il reste qu’il serait convaincu de l’heure à laquelle les événements seraient survenus soit à 01h36, alors que dans la version des Shafia, la ballade fatale en voiture aurait eu lieu après 02h00 du matin…La Couronne aura décidé de ne pas utiliser le témoignage du bambin en question…

Reste qu’ici, la défense n’aura pas réussi à faire croire la version des accusés. Les preuves circonstancielles savamment et minutieusement amassées par la police de Kingston devaient être des plus précises pour convaincre le jury. La sentence de prison à vie que purgeront les trois accusés, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans en est une des plus sévères au Canada. Évidemment, on s’attend à ce que la défense, demande d’aller en appel.

Chose assez rare, sont les déclarations du juge Rober Maranger, qui a indiqué que la condamnation des Shafia était appuyée par la preuve. Il a déclaré et je cite : «Il est difficile de concevoir des crimes plus haineux, plus dépravés et déshonorants que les meurtres, dans le cas de Mohammad Shafia, de ses filles et de sa femme, dans le cas de Tooba, de ses filles et de sa co-femme, et dans le cas d'Hamed, de ses sœurs et de sa mère» Le juge Maranger a également signalé que «la raison manifeste de ces meurtres honteux, exécutés de sang-froid, est que les quatre victimes tout à fait innocentes ont offensé votre conception tordue de l'honneur. Une notion fondée sur la domination et le contrôle des femmes, une notion malade de l'honneur qui n'a absolument pas sa place dans aucune société civilisée.»

Ce procès, qui aura été sans un des plus médiatisé au pays depuis longtemps, ajouté aux déclarations du juge Maranger, aura levé le voile sur le phénomène des « crimes d’honneurs », une notion qui n’existe pas dans le lexique de la loi canadienne, mais qui depuis dimanche après-midi vers les 14 heures aura reçu haut et fort la désapprobation des tribunaux. Le verdict est aussi une victoire majeure pour les femmes au Canada et principalement pour celles qui arrivent dans un pays aux mœurs plus ouvertes, mais sans être trop libertines. Malheureusement, ces dernières sont toujours sous le joug de dictateurs qui apportent avec eux, des valeurs non compatibles avec le pays d’adoption…

Richard…

jeudi 26 janvier 2012

Transport commun et péage: Comment abuser des consommateurs


La Société de Transport de Montréal (STM) et autres intervenants en matière de transport en commun comme l’Agence Métropolitaine de Transport (AMT), ont lancé l’idée de péages sur plusieurs accès à l’Île de Montréal, question de mieux financer le transport en commun. Tenant l’argument principal que les revenus supplémentaires permettront d’offrir de meilleurs services, il reste qu’autant à la STM qu’à l’AMT ont omet de dire que les récentes hausses de taxes sur l’essence et les frais supplémentaires appliqués sur les permis de conduire et les immatriculations des automobilistes, avaient justement pour but d’améliorer le service…

L’historique des péages et le financement du transport en commun…

Dans les années 80, le gouvernement péquiste en place avait justement aboli le péage sur le pont Champlain et sur les autoroutes du Québec, pour le remplacer par une taxe sur l’essence. Chose que se rappelleront sans doute les plus de 40 ans. Évidemment, au fil des années qui passèrent, les taxes sur l’essence, moins tangible qu’un 25¢ lancé dans un panier de péage, auront connu certaines hausses…

En ce qui concerne le transport en commun, nous assistons à la fois à des ententes avec certaines et compagnies privées et des Commissions Inter-municipales de Transport (CIT) et des sociétés ou régies de transport dans des villes comme Montréal, Laval, Québec, Gatineau, Trois-Rivières et Sherbrooke pour ne nommer que celles-ci. Pour financer certaines sociétés comme Montréal par exemple, on demande à une plus grande agglomération d’y aller d’une contribution comme c’est le cas dans la Communauté Métropolitaine de Montréal dont les résidents paient déjà un $30,00 supplémentaire sur leurs immatriculations. Dans certains cas, certaines municipalités ont à peine un service de transport régional…

Vers un accès payant pour l’Île de Montréal…

Si les propositions avancées par la STM de concert avec l’AMT se réalisent, il faudrait payer pour avoir accès à l’Île de Montréal. Vous me direz que c’est ainsi pour la ville de New-York et vous avez raison. Cependant, nous sommes en présence d’un système de transport en commun nettement plus efficace de par son étendue et les fréquences de passage des trains de banlieues et des autobus, qui sont adaptées aux travailleurs hors de l’horaire 9h00 à 17h00. Ce qui n’est pas le cas ici.

Donc, la question qui se pose est la suivante : Avec l’expansion des banlieues, est-ce que les PME opteront pour un déménagement à l’extérieur de l’Île de Montréal? Avec les aéroports de Burlington et Plattsburgh qui sont plus conviviale que Dorval, cette hypothèse sera sans doute envisagée.

Le défi : Repenser et mieux gérer le transport en commun…

Je dis défi, mais je pourrais aussi parler de volonté politique et sociale. Premièrement on n’arrivera à rien, si le développement du transport en commun se fait en opposition à l’utilisation de la voiture. En ce qui concerne les trains de banlieues, il est impératif d’avoir de meilleures disponibilités en matière de partage des voies ferrées. De nouvelles négociations avec le Canadien National, qui possède une vaste majorité des chemins de fer au pays, doivent ouvrir la porte à une plus grande priorité au transport des passagers. En ce qui concerne les autobus, quoique pas si mal, certain secteur doive être beaucoup mieux desservis…

Il reste cependant une chose des plus importantes, soit la façon de dépenser l’argent des contribuables. Que cessent les primes données à ceux qui n’atteignent pas leurs objectifs comme se fut le cas à l’AMT. Il y a également le dossier de l’organisation du travail…et ceci inclus une ouverture syndicale. Autrement dit, le contribuable n’est pas nécessairement contre mettre la main à la pâte pour aider à financer le transport en commun, mais à condition que l’argent soit bien dépensé et que les automobilistes qui paient pour son développement, ne soient pas pointés du doigt comme des criminels, mais comme d’éventuels usagers et pour ce faire, il faut une structure qui se colle le plus possible à leur réalité…

Richard…

mercredi 25 janvier 2012

Politique: La Coalition Avenir Québec: Un vrai départ




Même si la nouvelle formation politique mise sur pied par François Legault a vu son statut officialisé il y a quelques mois, ce n’est que depuis ce lundi 23 janvier dernier que nous pouvons vraiment dire que cette nouvelle option sur l’échiquier, a vraiment pris son envol. Avec le résultat positif du vote des membres de l’ADQ et la présentation de l’exécutif du parti, la Coalition est maintenant passé du stade embryonnaire au stade de la croissance…et de défis…

Bâtir autour de l’ADN adéquiste…

Même si nous considérons que la CAQ a avalé l’ADQ, il serait injuste de ne pas considérer que sans les quatre députés déjà présents en chambre (nous pourrions également ajouter les députés indépendants Marc Picard et Éric Caire) la présence du parti de François Legault à l’Assemblée Nationale, lors de la reprise des travaux en février prochain, n’aurait pas le même impact.
François Legault en est conscient et doit reconnaître l’importance de ce que nous pourrions qualifier de noyau parlementaire car il faut reconnaître que malgré les déboires de l’ADQ des dernières années, Sylvie Roy, Gérard Deltell, François Bonnardel et Éric Caire seront restés des plus efficaces dans l’exercice de leurs fonctions.

Cette efficacité sera un modèle de travail pour Benoit Charrette et Daniel Ratthé, ex-péquistes passés à la CAQ. Ces deux députés de la couronne nord de la région de Montréal tireront avantage des méthodes de travail déjà établies. Maintenant qu’ils seront hors des chicanes internes péquistes, ils feront l’objet d’une visibilité supérieure à ce qu’ils connaissaient. Un couteau à deux tranchants direz-vous, mais ce sera le travail de François Legault et de Gérard Deltell de bien les entourer et de leur confier des dossiers qui les mettront en valeur…

Un exécutif peu banal et une Présidente bien articulée…

L’image était frappante ce lundi 23 janvier, lorsque François Legault a présenté l’exécutif de la Coalition Avenir Québec. Huit personnes formeront le comité exécutif, parmi lesquelles Marc A. Deschamps, François Bonnardel, Mario Charpentier, Patrick Ferland, Laurence R. Fortin et Richard Thibault. Monsieur Patrick Lebel, Directeur général de la Coalition, siègera à titre d’observateur. Ils seront tous sous la présidence de madame Dominique Anglade jeune femme d’affaire et ingénieure de 37 ans, qui en plus de la présidence du parti, aura d’entrée de jeu confirmer sa candidature lors des prochaines élections dans une circonscription de la région de Montréal…

Loin d’être intimidé par les questions des journalistes présents à la conférence de presse, madame Anglade n’a pas joué la carte de l’ambiguïté en répondant aux questions des journalistes présents. J’imagine que François Legault mise beaucoup sur une éventuelle victoire de sa présidente dans un futur scrutin général, en plus d’espérer que la seule présence de Dominique Anglade, sera un argument supplémentaire pour attirer des candidats de prestige. De toutes façons, j’ose espérer que la seule présence de madame Anglade donnera une motivation aux gens de sa génération pour la politique active…

Le cas ou le piège Rebello…

Dans tout parti politique le défi de l’unité des troupes est primordial. Sans vouloir dire qu’il ne doit pas avoir de débats à l’interne, il faut éviter de certaines divergences d’opinions se retrouvent sur la place publique comme c’est trop souvent le cas au Parti Québécois. C’est principalement sur ce point que devra travailler François Rebello. Le transfuge péquiste qui avait jadis travaillé dans le camp de François Legault alors que celui-ci avait participé à la course à la chefferie menant André Boiclair aux grands honneurs, aura frôlée le sujet de la souveraineté lors de son passage à la CAQ, alors que le sujet va à l’encontre du programme du parti.

Évidemment que les propos du nouveau député et aussi ami de François Legault ouvriront la porte aux opposants de la CAQ afin de se servir de monsieur Rebello comme tête de turc lors des futurs échanges en chambre. De plus, le désir qu’a monsieur Legault d’attirer des gens reconnus comme faisant parti du clan des fédéralistes, sera quelque peu freiné. Probablement que monsieur Rebello devra, en quelque sorte, faire preuve d’une certaine retenue et qu’une petite période d’ajustement lui sera bénéfique. Comptez sur Gérard Deltell et Dominique Anglade pour le lui rappeler…

Richard…

mardi 24 janvier 2012

Crise au Parti Québécois: Pauline 3, PQ 0


Ce n’est pas que le titre annonce mes intentions de votes pour un éventuel scrutin général au Québec, mais je serais sans doute assez fermé d’esprit pour ne pas reconnaître que Pauline Marois aura réussi là où plusieurs de ses prédécesseurs auront échoués, soit de tenir tête aux parasites du Parti Québécois qui aiment tirer les ficelles dans les coulisses sans trop se mouiller. Un exemple que pourraient sans doute suivre les joueurs du Canadien de Montréal qui croulent souvent face à l’adversité…

Première période : Des défections aux allures d’un jeu de puissance…


Disons que la partie de bras de fer aura débutée avec un imposant jeu de puissance des opposants à la chef du principal partie souverainiste. Des défections en bloc et plus ou moins à répétition, qui auraient rapidement pavé voie vers la victoire, soit le départ de madame Marois, mais qui n’ont pas réussi à marquer. Remarquez qu’au départ, les motivations des attaques n’étaient pas claires. Se servir du dossier du nouvel amphithéâtre de la ville de Québec comme pivot pour cette attaque, aura donné l’impression d’un manque de sérieux dans l’exécution.

Se servir du dossier « Colisée » comme tremplin de défection et ce, quelques mois à peine après avoir clairement dit, à 93%, que Pauline Marois avait le vent dans les voiles, ne fut pas la meilleure stratégie. L’effet de surprise passé, madame Marois aura résisté à l’offensive longtemps, très longtemps. Sa patience lui aura été salutaire alors que pendant ce temps, le jeu de puissance était échevelé. Résultat, juste avant la pause des fêtes, ses opposants marquèrent dans leur propre but…. Pauline 1 PQ 0

Deuxième période : Le « poutch » raté du clan Duceppe…

À peine la première période terminé qu’il faut déjà faire face à une seconde attaque de membres plus ou moins connus du clan de Gilles Duceppe. Ce dernier, timide en attaque, se tient tout même disponible pour sauter sur la patinoire politique si le besoin se fait sentir. Des parasites comme Marc Laviolette qui n’a jamais chaussé les patins, agissent comme des gérants d’estrades, en regardant plus ou moins les autres, comme François Rebello, mettre en échec madame Marois en quittant le navire pour la CAQ…

Contrairement à ce qui s’est passé en première période et probablement parce qu’elle était moins affaiblie qu’elle le laissait croire, voilà que Pauline Marois et son équipe adopte un plan de match plus offensif, qui surprend ses adversaires. L’ajout d’un nouveau joueur, l’écologiste Daniel Breton et la présence de Daniel Paillé, nouveau chef du Bloc, sur son flanc droit, fera reculer le clan Duceppe qui accorda un second point, avant de définitivement quitter la partie… Pauline 2, PQ 0

Troisième période : Le vétéran Landry et un sondage encourageant…

Alors que le vétéran Bernard Landry s’annonce à l’avance comme sixième attaquant avec sa « lettre à la nation », voilà qu’il n’y a plus personne à qui faire une passe. Résultat, une attaque anémique, sans éclat et sans résultats concrets. Ajouter à cela un sondage qui montre que les militants péquistes se regroupent derrière Pauline Marois et la crainte de dissolution du PQ lancé la semaine dernière par Bernard Drainville reléguée aux oubliettes, il n’en faut pas plus pour sceller l’issue de cette joute avec ce que l’on pourrait appeler un but dans un filet désert…

Donc, alors que tous la donnaient perdante avant même le début de la première période, Pauline Marois se présentera au prochain conseil général du Parti Québécois certainement plus forte qu’à la fin de 2011, alors que son départ semblait imminent. Évidemment, tout comme c’est le cas au hockey, les saisons politiques peuvent être longues et remplies de rebondissements et comme revirement de situation, il faut admettre que Pauline Marois aura réussi l’impossible selon certains analystes, soit de contrer les parasites internes de ce parti politique jugé ingouvernable. Un fait historique selon moi. Marque finale : Pauline 3, PQ 0

Richard…

jeudi 19 janvier 2012

Montréal: Une supposée ville d’hiver...


Comme je vous l’ai indiqué mardi, je suis en déplacement régulier cette semaine à cause d’un engament relié au Salon de l’Auto de Montréal. Comme vous l’avez peut-être déjà deviné, j’ai eu à circuler dans cette ex-manifique métropole du Québec qui jadis, était un aimant naturel, à toute personne qui voulait réussir. Aujourd’hui, il semble que le vent a tourné et que le mot d’autre de bien des gens soit maintenant : « Partout sauf à Montréal »

La fierté a une ville…et ce n’est plus Montréal…

Vous souvenez-vous de ce slogan? C’était à l’époque du Maire Bourque si je ne me trompe. Remarquez qu’à cette époque, l’idée était bonne…c’était avant les fusions forcées. Entre vous et moi, cette campagne publicitaire serait-elle encore de mise aujourd’hui? Qui a répondu oui? Monsieur Tremblay, vous êtes juge et partie donc votre vote ne compte pas. De toutes façons, quel citoyen serait fier de voir ses taxes augmenter et ses services diminuer?

Une ville comme Montréal qui peut être considéré comme une ville à quatre saisons, ne devrait pas avoir de trottoirs glacés deux jours après une mini bordée de neige (parce qu’il faut se l’avouer nous étions loin d’une tempête comme en 1972) ne devrait pas avoir des équipements qui, selon les syndicats, ne serait pas entretenus ou désuets et devrait avoir une unité dans l’organisation des opérations relatives à la neige. Je le rappelle à Gérald Tremblay et tous ses petits roitelets, nous sommes à Montréal et non à Orlando…

Ailleurs, pas besoin de « crampons » pour marcher…

C’est Marcel Tremblay (oui, le frère de l’autre) qui disait aux montréalais de mettre des « crampons » pour circuler sur les trottoirs de la ville il y a quelques années…non, ce n’est pas une blague. Le pire c’est qu’il était plus que sérieux dans ses propos. Pourtant, dans d’autres villes de la province comme Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, Gatineau, Magog, Matane, St-Jérome, Granby….et j’en passe, le port des crampons ne fait pas l’objet d’une recommandation dans le guide remis aux nouveaux citoyens…

Je sais très bien que les pousseurs de crayons de la Mairie de Montréal vont me dire que mes comparaisons sont boiteuses, sauf qu’avec 2,200 employés, de l’équipement à la tonne et de grands penseurs, dites-moi pourquoi un centre-ville d’une métropole comme Montréal n’est pas foutu avoir des trottoirs sécuritaires?

La faute à tout le monde et à personne…

Évidemment, comme tout va très bien dans la « métropoule aux œufs d’or » personne n’est responsable ou plus précisément, c’est la faute à un tiers. Pour la ville c’est la loi sur les heures de travails des camionneurs qui ralenti les choses, quoiqu’il soit facile d’obtenir une dérogation, car cette loi datant d’une dizaine d’année, touche principalement les camionneurs de longues distances. Du côté du syndicat, c’est la faute des « boss » qui ne savent pas planifier. Pas de danger de faire un peu de zèle dans leur cas…

Donc, en attendant que quelqu’un fasse quelque chose, continuez de tomber sur votre cul cher montréalais et excusez les autres québécois et pourquoi pas certains touristes, de ne pas choisir votre ville pour les loisirs et les affaires en période hivernale…

Richard…

mercredi 18 janvier 2012

Le Parti Québécois en voie de disparition?


À regarder aller le PQ depuis que Pauline Marois a reçu son vote de confiance de plus de 93% (je vous rappelle que jadis, Bernard Landry avait décidé de lever les feutres avec moins de 80%) j’ai l’impression qu’un divin quelconque, s’amuse à mettre sur tous les chemins que madame Marois emprunte, soit une pelure de banane, soit de la glace noire, soit des boîtes à surprises qui servent de portes de sortie à qui veulent s’en servir…

La panique mélo-dramatique de Bernard Drainville…

Alors que depuis des lunes, le Parti Québécois est constamment tiraillé à l’interne, mettant en péril ses fondations et ses bases, comme la rouille altérant la solidité des poutres, voilà que pour la première fois, du moins je le crois, quelqu’un envisage la disparition de ce parti souverainiste si rien n’est fait, dans les plus brefs délais… et cette personne n’est pas vraiment dans le champ…

À quelques jours d’un Conseil National, les tractations et les jeux de coulisses sont de mise. Personnellement, je m’attends à voir quelques rebondissements. Une alliance souverainiste, comme le propose monsieur Drainville, est-elle possible? Voilà la question. Une partie de la réponse se trouve peut-être chez les militants de Québec Solidaire qui se voient, contre toute attente, dans une position de force et entre vous et moi, le tandem Kahdir / David semblent apprécier la chose… Donc, rien n’est encore joué.

L’effet Rebello et le fantôme Duceppe…

Évidemment que le départ de François Rebello qui rejoint son ami François Legault à la Coalition Avenir Québec, aura eu l’effet d’une douche froide (certains parleront de traîtrise) dans le clan Marois. Il n’en fallait pas plus pour relancer sa légitimité comme leader des souverainistes, principalement par le parasite en chef du SPQ Libre, Marc Laviolette qui est loin d’être en accord avec la vision du député Drainville.

Il y a également Gilles Duceppe qui refait surface depuis quelques jours. Oui, le même Duceppe qui écrivait récemment une gentille lettre à Pauline Marois pour lui dire qu’il ne la pousserait pas à la porte. Un Gilles Duceppe qui justement ferait l’affaire de Marc Laviolette et de certains déserteurs du P.Q. comme Louise Beaudoin par exemple. Encore une fois, les militants du Parti Québécois, sans doute à l’image de l’ensemble de l’électorat en général, se cherche un sauveur… qu’ils vont crucifier à la première occasion…

Vers le même scénario que le Bloc…

Je ne prétends pas avoir les mêmes aptitudes que l’astrologue Andrée D’Amour ou posséder des dons de voyance comme les gitans dans les fêtes foraines, mais j’irais tout de même avec une prédiction via ma boule de faux cristal acheté au Général du Dollar qui va comme suit…Le PQ s’en va dans le mur et risque d’avoir moins de sièges que Québec Solidaire aux prochaines élections générales…À titre de référence, ma boule de « dollar-crystal » prédit 8 sièges pour Françoise et Amir…tout comme la ré-élection de Jean Charest si la tendance se maintient…

Richard…