jeudi 26 janvier 2012
Transport commun et péage: Comment abuser des consommateurs
La Société de Transport de Montréal (STM) et autres intervenants en matière de transport en commun comme l’Agence Métropolitaine de Transport (AMT), ont lancé l’idée de péages sur plusieurs accès à l’Île de Montréal, question de mieux financer le transport en commun. Tenant l’argument principal que les revenus supplémentaires permettront d’offrir de meilleurs services, il reste qu’autant à la STM qu’à l’AMT ont omet de dire que les récentes hausses de taxes sur l’essence et les frais supplémentaires appliqués sur les permis de conduire et les immatriculations des automobilistes, avaient justement pour but d’améliorer le service…
L’historique des péages et le financement du transport en commun…
Dans les années 80, le gouvernement péquiste en place avait justement aboli le péage sur le pont Champlain et sur les autoroutes du Québec, pour le remplacer par une taxe sur l’essence. Chose que se rappelleront sans doute les plus de 40 ans. Évidemment, au fil des années qui passèrent, les taxes sur l’essence, moins tangible qu’un 25¢ lancé dans un panier de péage, auront connu certaines hausses…
En ce qui concerne le transport en commun, nous assistons à la fois à des ententes avec certaines et compagnies privées et des Commissions Inter-municipales de Transport (CIT) et des sociétés ou régies de transport dans des villes comme Montréal, Laval, Québec, Gatineau, Trois-Rivières et Sherbrooke pour ne nommer que celles-ci. Pour financer certaines sociétés comme Montréal par exemple, on demande à une plus grande agglomération d’y aller d’une contribution comme c’est le cas dans la Communauté Métropolitaine de Montréal dont les résidents paient déjà un $30,00 supplémentaire sur leurs immatriculations. Dans certains cas, certaines municipalités ont à peine un service de transport régional…
Vers un accès payant pour l’Île de Montréal…
Si les propositions avancées par la STM de concert avec l’AMT se réalisent, il faudrait payer pour avoir accès à l’Île de Montréal. Vous me direz que c’est ainsi pour la ville de New-York et vous avez raison. Cependant, nous sommes en présence d’un système de transport en commun nettement plus efficace de par son étendue et les fréquences de passage des trains de banlieues et des autobus, qui sont adaptées aux travailleurs hors de l’horaire 9h00 à 17h00. Ce qui n’est pas le cas ici.
Donc, la question qui se pose est la suivante : Avec l’expansion des banlieues, est-ce que les PME opteront pour un déménagement à l’extérieur de l’Île de Montréal? Avec les aéroports de Burlington et Plattsburgh qui sont plus conviviale que Dorval, cette hypothèse sera sans doute envisagée.
Le défi : Repenser et mieux gérer le transport en commun…
Je dis défi, mais je pourrais aussi parler de volonté politique et sociale. Premièrement on n’arrivera à rien, si le développement du transport en commun se fait en opposition à l’utilisation de la voiture. En ce qui concerne les trains de banlieues, il est impératif d’avoir de meilleures disponibilités en matière de partage des voies ferrées. De nouvelles négociations avec le Canadien National, qui possède une vaste majorité des chemins de fer au pays, doivent ouvrir la porte à une plus grande priorité au transport des passagers. En ce qui concerne les autobus, quoique pas si mal, certain secteur doive être beaucoup mieux desservis…
Il reste cependant une chose des plus importantes, soit la façon de dépenser l’argent des contribuables. Que cessent les primes données à ceux qui n’atteignent pas leurs objectifs comme se fut le cas à l’AMT. Il y a également le dossier de l’organisation du travail…et ceci inclus une ouverture syndicale. Autrement dit, le contribuable n’est pas nécessairement contre mettre la main à la pâte pour aider à financer le transport en commun, mais à condition que l’argent soit bien dépensé et que les automobilistes qui paient pour son développement, ne soient pas pointés du doigt comme des criminels, mais comme d’éventuels usagers et pour ce faire, il faut une structure qui se colle le plus possible à leur réalité…
Richard…
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